Michelle Cloos

HRS-Label-10-ans-HRSMichelle-Cloos-visageLittéraire de cœur et de formation, Michelle Cloos a travaillé pendant longtemps dans le journalisme. Il y a peu, elle a décidé de réorienter sa carrière et est à présent secrétaire syndicale à l'OGBL.

Découvrez le parcours d'une jeune femme intègre, passionnée par les voyages qui mord la vie à pleines dents !

Interview de Mme CLOOS

Je m'appelle Michelle Cloos, je suis née à la Clinique Bohler le 13 mai 1985 et je suis secrétaire syndicale.

Pourriez-vous nous relater votre parcours professionnel ?

Mon parcours professionnel n'est pas encore très long, mais déjà assez diversifié. Mon premier emploi était auprès de l'Université de la Sorbonne où j'ai travaillé, parallèlement à mes études, en tant que tutrice de langue française. Ensuite, j'ai choisi de m'orienter professionnellement vers le journalisme au Luxembourg où j'ai commencé par la politique internationale pour après aller vers la politique nationale. J'ai également été rédactrice en chef adjointe d'un journal luxembourgeois. Après avoir fait pendant quelques années ce travail, que j'appréciais beaucoup, je me suis rendu compte que je ne voulais pas faire cela pour le reste de ma vie. Je souhaitais me réorienter professionnellement, et faire un travail en relation avec l'écrit mais aussi avec plus de contacts. C'est donc ainsi que je me suis orientée vers un travail syndical.

Comment avez-vous choisi votre métier ? Était-ce votre rêve d'enfant ?

Mon choix de métier n'est pas un rêve d'enfant mais je dirais plutôt que c'est l'aboutissement logique d'un parcours. J'ai fait différentes choses et j'ai toujours essayé d'avoir des emplois qui correspondaient à ma personnalité, qui m'intéressaient et où j'avais la sensation qu'ils étaient utiles. Dans mon travail actuel, j'ai vraiment cette sensation d'utilité et en même temps c'est quelque chose qui est très diversifié. Il n'y a pas de quotidien monotone dans ce travail, c'est toujours nouveau.

Était-ce difficile de vous faire une place en tant que femme ? Avec une carrière comme la vôtre, êtes-vous souvent confrontée aux stéréotypes ?

Les deux emplois que j'ai faits ont peut-être encore une image masculine, mais personnellement je n'avais pas vraiment l'impression que c'était si difficile en tant que femme. Dans mon travail actuel, de secrétaire syndicale, c'est vrai qu'il faut savoir assumer, trouver sa place et s'imposer, mais je pense que ça vaut pour tout le monde, même pour des hommes de 50 ans. Il se peut qu'on doive faire un peu plus quand on est une femme et quand on est jeune mais je pense que c'est quand même quelque chose qui fait partie du métier.

Quelle est votre plus belle victoire ?

Je dirais que ma plus belle victoire c'est d'avoir réussi à me construire une vie professionnelle et privée, qui me remplit et qui me rend heureuse.

Quel est le plus grand défi qu'on vous ait jamais lancé ?

Je ne pense pas qu'il n'y a eu qu'un seul grand défi qu'on m'ait lancé. Je pense qu'il y a eu une succession de défis et c'est difficile de prioriser. Evidemment, auparavant, quand j'étais journaliste et que je voyageais, c'était à chaque fois un défi et maintenant dans mon travail actuel, chaque négociation d'une convention est un défi parce que ce n'est jamais la même chose. Chaque contact avec une délégation est un défi parce qu'il faut toujours s'adapter aux gens et essayer d'arriver au meilleur résultat possible.

Quelle est votre astuce antistress ?

Je ne pense pas avoir une recette miracle. A mon sens, ça n'existe pas vraiment mais ce qui aide beaucoup, c'est de s'avouer qu'on a aussi le droit d'être stressée et de ne pas être parfaite tout le temps.

Quelle est votre devise ?

Je ne suis pas forcément quelqu'un qui a une devise, parce que je trouve que c'est souvent quelque chose qui est simplificateur, mais j'ai beaucoup réfléchi et si je devais en avoir une, je pense que ce serait de toujours essayer de tendre vers le mieux.

Quel genre de bébé étiez-vous ? Quelle petite fille étiez-vous ?

J'étais une petite fille très timide, qui avait peur des autres enfants. Je n'étais donc pas forcément prédestinée à faire les emplois que j'ai choisis. Je me rappelle le premier jour à l'école, pendant la pause, tous les enfants étaient contents, ils jouaient et se découvraient et moi j'étais accrochée à la jambe de l'institutrice. Je pense que j'ai beaucoup changé depuis.

Quelles sont vos passions ?

Mes passions sont voyager, tout ce qui touche l'actualité et l'art, en particulier la littérature, étant donné que j'ai fait des études littéraires.

Parvenez-vous à vous protéger en gardant du temps pour vous ? Qu'est-ce qui vous ressource ?

Je pense qu'avoir un bon entourage et être entourée de personnes de confiance, aide énormément, ça aide à se libérer la tête. Rien que de savoir qu'on a une personne à qui on peut parler, ça aide déjà.

Quelle est la personne que vous admirez le plus ?

Quand j'étais adolescente, il y avait un personnage qui m'a beaucoup marqué – Simone de Beauvoir, une écrivaine. C'était un des premiers grands livres de littérature française que j'ai lu et c'est quelque chose qui m'a beaucoup marqué de par sa philosophie générale et évidement son féminisme. Je pense que j'aimerai toujours ce personnage. C'était une femme très intelligente, qui a su se faire une place, qui avait compris beaucoup de choses et qui n'hésitait pas à lutter pour les droits des femmes. D'après moi, c'est une des grandes figures du féminisme.

Quelle sont à vos yeux les valeurs les plus importantes ?

Les valeurs les plus importantes pour moi sont la solidarité et l'intégrité. L'intégrité, c'est plus par rapport à soi-même, je pense que c'est quelque chose d'important à garder en soi. La solidarité parce que c'est une condition sine qua non pour avoir une société qui fonctionne.

En matière d'éducation quels sont les conseils que vous donneriez aux jeunes mères ?

Comme je ne suis pas encore jeune mère, je vais m'abstenir de donner des conseils aux autres femmes. Et si un jour je deviens mère, j'espère que je réussirai à bien faire les choses.

Où étiez-vous il y a 10 ans ?

Il y a 10 ans, j'étais à Paris en tant qu'étudiante qui commençait ses études, qui découvrait le monde universitaire, qui découvrait la grande ville de Paris et qui vivait seule pour la première fois de sa vie. C'était donc un moment de découverte.

Quelle vie rêveriez-vous d'avoir dans dix ans ?

J'espère que dans 10 ans j'aimerai encore autant mon travail, que je serai toujours entourée de mes proches et j'espère que je resterai sur le chemin que j'ai pris.

Qu'est-ce qui a le plus changé en moi en dix ans ?

Je pense qu'auparavant, j'aimais bien la perspective d'un avenir ouvert. Maintenant, j'aime bien la perspective d'une certaine stabilité. L'engagement ce n'est plus quelque chose qui me fait peur, ni au niveau privé, ni au niveau professionnel, mais c'est quelque chose que j'apprécie.

Si vous étiez :

Une musique

Si j'étais une musique, je serais probablement une chanson de Janis Joplin parce que j'adore sa voix et ses chansons évidemment.

Un animal

Si j'étais un animal, je serais un singe. Je trouve que ce sont des animaux fascinants, parce qu'ils sont tellement proches des hommes et comme j'aime bien l'être humain, je pense que j'aimerais bien être un animal proche de lui.

Un pays

Si j'étais un pays, je serais un pays qui n'existe pas encore. Un pays où on arrive à faire les choses mieux qu'on ne le fait actuellement dans notre société.

Un plat

Si j'étais un plat, je serais très probablement un couscous parce que je suis folle du couscous. J'en mange dès que j'en trouve sur une carte dans un restaurant.

Une couleur

Si j'étais une couleur, je serais soit le rouge pour son côté ambition et audace, soit le bleu parce que c'est la mer, les voyages.

Un parfum

Si j'étais un parfum, je serais quelque chose d'exotique et lointain.

Ce que j'ai appris à aimer en moi

 J'ai appris à aimer mes propres contradictions. Je pense qu'on a parfois des tendances différentes dans sa personnalité et on apprend qu'on ne peut pas forcément les choisir mais qu'on a le droit d'avoir des contradictions, on a le droit d'être parfois frivole mais en même temps d'être sérieux et profond.

Ce qu'il vaut mieux savoir à mon sujet 

Il faut savoir que si je ne mange pas, je suis d'une humeur exécrable.

Je voudrais avoir une seconde chance pour...

Je ne souhaite pas avoir une seconde chance. Je pense que j'ai encore beaucoup de temps pour accomplir tout ce que j'aimerais accomplir.

Ce que je voudrais changer en moi

Je voudrais parfois être plus patiente. J'ai peut-être parfois tendance à être trop impatiente et vouloir des résultats tout de suite.

Ce que je regrette

Je n'ai pas vraiment de regret et je n'aime pas l'idée de regretter quelque chose. Je pense que même les choses difficiles ou négatives doivent être assumées et on ne peut pas changer le passé, on peut uniquement essayer de changer le présent.

Ce qui me fait peur

L'idée de perdre quelqu'un que j'aime beaucoup me fait très peur. Je pense que ça serait quelque chose de très difficile pour moi et je ne serais probablement pas très douée pour le gérer.

Ce que j'ai appris à aimer en moi

J'ai appris à ne pas devoir plaire à tout le monde.

Ce qui me pousse à avancer

C'est un peu comme ce qui me ressource. D'un côté, c'est d'être bien entourée et ce qui me pousse professionnellement, c'est la conviction de pouvoir arriver à des améliorations.

Pour moi être une femme aujourd'hui c'est....

... garder en mémoire les combats passés et continuer à œuvrer pour l'égalité.